CarbonWatch

Sous le total mondial, une section convertit le résultat en choses connues : des charges de smartphone, des kilomètres, un arbre. Voici d'où vient chacun de ces chiffres, et ce qu'il vaut vraiment.

L'énergie

Ce que l'appareil consomme pour faire ce qu'on lui demande une fois. Ces valeurs sont stables : elles se mesurent sur une prise.

RéférenceValeur retenueD'où elle vient
Batterie de smartphone 12 Wh Capacité d'une batterie de smartphone : 3 000 mAh sous 3,85 V, soit 11,6 Wh, arrondi à 12. Les grands modèles récents montent à 15 voire 19 Wh — le nombre de charges affiché est donc une borne haute.
Ampoule LED 10 W Puissance d'une ampoule LED qui remplace une incandescente de 60 W. Le marché va de 7 à 12 W selon le rendement ; 10 est la valeur ronde du milieu.
Bouilloire 100 Wh De la physique, pas d'une base de données : porter un litre d'eau de 15 à 100 °C demande 4,186 kJ par kilogramme et par degré, soit 356 kJ — 99 Wh. Une bouilloire réelle perd un peu en vapeur et en chauffe de sa propre carcasse ; 100 Wh est le chiffre théorique arrondi.
Lave-linge 700 Wh Cycle courant à 40 °C d'un lave-linge récent. L'étiquette énergie européenne annonce plutôt 500 à 600 Wh, mais pour le programme éco — plus long et plus froid que ce que les gens lancent en pratique.

Le carbone

Ce que le déplacement émet, par kilomètre. Ces valeurs-là sont des moyennes, et certaines sont larges : le remplissage d'un véhicule change son chiffre par voyageur plus sûrement que sa motorisation.

RéférenceValeur retenueD'où elle vient
TGVFrance, électricité nucléaire 2 g/km TGV en France, par voyageur et par kilomètre. Le chiffre tient au courant plus qu'au train : l'électricité française est à environ 50 g/kWh, et c'est ce qui met le rail deux ordres de grandeur sous la route. Le même train en Pologne ne donnerait pas ce chiffre.
Bus urbaindiesel, remplissage moyen 100 g/km Bus urbain diesel, au remplissage moyen constaté sur une journée. Par voyageur, c'est le nombre de voyageurs qui décide : un bus vide à cinq heures du matin émet autant qu'un bus plein, et son chiffre par voyageur part à l'infini.
Citadine essencecitadine, à l'échappement 120 g/km Citadine essence, émissions à l'échappement en homologation WLTP. C'est un chiffre par véhicule : à deux à bord, diviser par deux. Même constante que celle de l'application, pour que le poste et la page ne racontent pas deux choses.
Avion long-courrierlong-courrier, classe économique 170 g/km Long-courrier, classe économique, par voyageur. Les références publiées vont de 100 à 250 g/voyageur·km selon la distance du vol et selon que l'on compte ou non le forçage radiatif des traînées de condensation, qui double à peu près l'effet. 170 est au milieu de cette fourchette, et la fourchette est le vrai renseignement.
SUV essencegabarit familial 190 g/km SUV essence de gabarit familial, WLTP, par véhicule. Les 60 % d'écart avec la citadine ne viennent pas du moteur mais du poids et de la surface frontale.
Paquebot de croisièrepaquebot de 3 000 passagers, rempli à 70 % 250 g/km Paquebot de 3 000 passagers rempli à 70 %, par voyageur. Les estimations publiées vont de 250 à 900 g/voyageur·km : le navire chauffe, climatise, éclaire, nourrit et alimente une piscine en plus d'avancer, et le remplissage change tout. 250 est la borne basse — l'équivalence affichée est donc prudente.
Voiture de sportV8 atmosphérique 350 g/km Sportive à moteur V8 atmosphérique, WLTP, par véhicule. Elle est là pour l'écart : trois fois la citadine, cent soixante-quinze fois le TGV.
Arbre tempéré 25 kg/an Absorption d'un arbre tempéré adulte, ordre de grandeur usuel de 20 à 30 kg de CO₂ par an. Il varie du simple au triple selon l'essence, l'âge et le sol, et il ne vaut que tant que l'arbre est debout : ce n'est pas une compensation, c'est une échelle.

Ce que ces chiffres ne sont pas

Ils n'entrent dans aucun calcul. Retirer la section entière ne changerait pas d'un gramme ce que la page affiche : l'estimation se fait en wattheures et en grammes de CO₂e, et ces références ne servent qu'à les lire.

Deux unités cohabitent, et c'est volontaire. Les transports collectifs se comptent par voyageur et par kilomètre — un train à moitié vide émet deux fois plus par voyageur. Les voitures se comptent par véhicule : à deux à bord, diviser par deux.

Le périmètre est celui du reste du site : l'énergie de l'usage, et rien d'autre. Ni la fabrication du véhicule, ni celle de l'infrastructure, ni la fin de vie. Les valeurs carbone sont location-based — le mix électrique réel de la zone, pas les certificats d'origine achetés par l'opérateur.

Les facteurs de transport suivent les ordres de grandeur de la Base Empreinte de l'ADEME et des facteurs de conversion publiés par le gouvernement britannique ; ceux des appareils viennent des étiquettes énergie, et celui de la bouilloire de la physique. Aucun n'est repris à la décimale : ce sont des repères de lecture, arrondis pour qu'on retienne l'ordre de grandeur plutôt que le chiffre.

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