Les questions qui reviennent sur l'estimation, la vie privée et ce que les chiffres valent. Chaque réponse tient seule.
Une réponse de 500 tokens — environ 350 mots — coûte à peu près 2 Wh d'électricité selon le barème de CarbonWatch. Cela fait 0,38 gCO₂e si le service calcule aux États-Unis, 0,05 g s'il calcule en France, 0,58 g en Chine : l'écart vient du réseau électrique, pas du modèle. À titre de comparaison, un kilomètre en voiture thermique en émet environ 120.
Pas nécessairement, et CarbonWatch ne tranche pas : il compte les deux séparément. Un modèle local est facturé au temps d'inférence, 0,75 Wh par minute — environ 45 W — avec l'intensité carbone de votre propre réseau électrique. Un portable est bien moins efficace par token qu'un accélérateur de centre de données qui sert des dizaines de requêtes en parallèle ; en revanche il tourne peut-être sur un courant plus propre, et il n'y a pas de trajet réseau. Les deux totaux sont affichés côte à côte, sans vainqueur déclaré.
Non. Aucun contenu n'est lu, aucune connexion n'est déchiffrée, aucun certificat n'est installé. L'application observe le volume d'octets par connexion et l'adresse distante, qu'elle compare aux adresses des services connus — jamais le nom d'hôte, jamais la charge utile. Elle ne demande aucun droit administrateur, aucune extension réseau, aucun compte.
Rien ne quitte la machine tant que le partage vers le total mondial n'a pas été activé, et il est désactivé par défaut. Activé, ce qui part est, par heure et par service : l'énergie estimée, le CO₂e, les tokens estimés, le type de service, le code du réseau électrique et la version de l'application. Ne partent jamais : l'adresse IP, le nom de la machine, le nom des processus, les adresses visitées, le contenu. L'identifiant d'installation est un nombre tiré au hasard, et l'application permet d'en effacer toute trace.
Parce que Google sert son IA depuis les mêmes adresses que Drive, Gmail et Cloud Storage : les détecter reviendrait à facturer une sauvegarde de photos comme de l'inférence. L'entrée a été retirée après mesure. Le total mondial sous-estime donc, d'un montant que personne ne peut chiffrer — c'est dit sur la page des absents.
Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. CarbonWatch compte l'opérationnel seul : l'électricité de l'inférence. Une analyse de cycle de vie complète, comme celle publiée par Mistral avec Carbone 4 et l'ADEME, ajoute la fabrication des serveurs et l'entraînement amorti — typiquement 20 à 40 % de plus. Deux chiffres ne sont comparables que s'ils ont le même périmètre.
La génération d'image, de son ou de vidéo ne se compte pas en tokens : ce qui arrive est le média lui-même. CarbonWatch la facture au mégaoctet reçu, 2 Wh par mégaoctet. Une image de 2 Mo coûte donc environ 4 Wh, soit 1,52 gCO₂e sur un service américain. Aucun plafond de débit ne s'applique : le média est la charge utile.
Non, et c'est écrit partout sur ce site : c'est un estimateur, pas un compteur. L'énergie réelle d'une inférence n'est connue que du fournisseur. CarbonWatch part du volume d'octets reçus, en déduit un nombre de tokens, applique un tarif par type de service et une intensité carbone par région. Chacune de ces trois étapes est un ordre de grandeur, et le rapport entre octets et tokens est le plus incertain des trois.
Sur Linux, oui, au même titre que sur macOS : le volume échangé est lu par connexion, sans droits particuliers. Sur Windows, le système ne donne ce volume à aucune application sans droits administrateur ; l'estimation y retombe sur le temps de connexion établie, ce qui fait peser un onglet resté ouvert. Les chiffres y sont des bornes hautes, l'application l'annonce, et le total mondial les compte à part.
L'application est gratuite, sans compte, sans publicité et sans télémétrie. Elle ne revend rien parce qu'elle ne collecte rien : par défaut, aucune donnée ne quitte la machine. Le seul envoi possible est le partage vers le total mondial, volontaire, anonyme et révocable à tout moment.